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La Machine

 
La Machine

5.0/5 (2 votes)

Film n° 585 vu 28 fois
Ajouté le: 2015-04-20 15:43:17
par: lepassagerprod
Modifié le: 2015-04-30 23:52:37
par: lepassagerprod

Retiré, Xavier Millau assemble une vaste machine. Elle a englouti le moindre angle de son salon et chacune de ses journées. Xavier ne connait pas sa fonction, ne comprend pas sa mécanique, il se contente de suivre le plan qu'un dénommé Karl Sfez a envoyé



Notes du réalisateur

LA MACHINE - NOTE D’INTENTION

L’HISTOIRE

Les thèmes abordés

Le thème central du film est la recherche d'identité. Xavier Millau est un ingénieur raté qui tente de donner du sens à sa vie en construisant une machine intrigante et complexe. A travers cet impressionnant ouvrage, il a le souhait intime de devenir quelqu'un d'autre, quelqu'un de plus fort et plus adapté au monde. Quelqu'un dont il jugerait l'existence légitime. L'obsession de Xavier pour la machine est un réel exutoire à son mal-être, le seul point d'accroche possible au dessus du vide : changer ou mourir.

Personnages

La quête d'identité de Xavier est galvanisée par un autre personnage : Karl Sfez, l'inventeur de la machine. Il représente la force vitale - la pulsion de vie - que Xavier n’a pas. Tandis que ce dernier est faible et peu confiant, Karl est un esprit talentueux et déterminé. Ce dualisme s'illustre parfaitement dans la dépendance de Xavier envers Karl dans le processus de construction de la Machine.

Double interprétation

Le film a pour vocation d'amener le spectateur à s'interroger sur l'identité véritable des deux protagonistes, ainsi que sur l'origine des rapports qu'ils entretiennent. Deux niveaux de lecture peuvent nous permettre d’interpréter leurs interactions. Le premier est d'ordre rationnel. On suppose que l’affaiblissement physique de Xavier, son ouvrage obsessionnel et le transfert qu’il semble avoir fait sur la machine l’ont rendu fou, bipolaire et que ces images intrusives dans son esprit sont des hallucinations. Ses interactions avec Karl ne sont en réalité qu’un dialogue interne entre la personnalité mourante de Xavier, et le nouvel être en devenir qu’il cache en lui. L’activation de la machine symboliserait alors la victoire du second sur le premier.

Le deuxième niveau de lecture est de l'ordre du fantastique. Physiquement malade, Karl manipule Xavier pour qu'il construise une machine dans le but de lui voler son corps.

Si la première partie du film tend assez largement à orienter le spectateur vers la première théorie, la deuxième partie est censée lui montrer qu'il a été dupé, et que toute cette histoire n'était qu'une brillante manipulation de Karl. La signification de la machine reste implicite jusqu’à la fin et seule la réplique finale donne la clé de l’intrigue.

Ces deux niveaux de lecture s'appuient à la fois sur le script, mais aussi sur la réalisation, la photographie et le jeu des acteurs.

L'ESTHÉTIQUE

Lieux et photographie

Les deux décors principaux du film représentent les personnalités des deux protagonistes : l'Atelier de Xavier est sombre, rangé chaotiquement et totalement dédié à la machine. Celle-ci occupe l’ensemble de l'espace de vie du personnage, en étendant ses câbles aux quatre coins de la pièce. L'éclairage repose sur un clair-obscur assez évident, basé sur deux couleurs majeures : l'ocre (lumière) et le vert chrome (ombres). Ce décor est assez proche de celui de l'appartement de Max Cohen dans le film Pi de Darren Aronofsky, de l'éclairage de l'usine dans le film The Machinist de Brad Anderson, et de l'ambiance globale du court métrage d'animation The Elephant Dream de Ton Rosendaal.

L’hôpital – décor lié au personnage de Karl – se situe visuellement à l’opposée : les lieux sont propres, rangés, et l'éclairage est presque éblouissant, et les couleurs froides. Il rappelle l'esprit rationnel et aride de Karl. Les ambiances des hôpitaux du film Bronson de Nicolas Winding Refn, et de Vol au Dessus d'un Nid de Coucou de Miloš Forman sont des références.

Cadrage

Tout comme les décors, le cadrage du film repose sur une dualité des façons de filmer. Dans les scènes chez Xavier, les plans sont stables, les travellings lisses et l'image est composée de façon à ce que la machine écrase le personnage. Tous ces éléments ont pour objectif de créer une atmosphère relativement fictive, hallucinée.

Au contraire, les scènes à l'hôpital adoptent un cadrage beaucoup plus mouvementé, à l'épaulière ou au steadicam, avec beaucoup de plans séquences. Le but est de leur donner un aspect plus réaliste, proche du reportage. Elles doivent témoigner de la véracité de l'action en cours. Une référence pertinente pour s'inspirer est la photographie du film Les Fils de l'Homme d'Alfonso Cuaron, ainsi que celle de Fish Tank d'Andrea Arnold.

L'indice majeur sur l'identité des personnages lors des transferts étant la couleur de leurs yeux, un accent est mis sur les portraits assez serrés. Afin de mettre pleinement les regards en avant, les plans sont coupés assez bas au niveau de la « casquette ». Le spectateur attentif notera le changement de couleur des yeux de Xavier sur le plan final.

Réalisé par: Loïc Phil
Soumis par: lepassagerprod
Fr , 2014
Genre: Fiction , SF, Tous publics
Durée: 00:15:00
Langue:
sous-titre: Français
Production:
Support de tournage: HDTV
Relief: 2D
format d'image: 16/9
son: Stereo
Musique: Partiellement originale
Festival: Actif pour festival

Equipe

Loïc Phil Réalisateur
Alexis Nahan Producteur / Directeur de produc
Alix Roques-Genez Chef opérateur
Thibault Panis Scénariste
Simon Giesbert Interprète
François Jonquières Interprète
Laëtitia Battisti Scripte
Florent Bonnet Des Tuves Ingénieur son
Alexandre Claret Perchman
Léopold Sauve Directeur des acteurs
Paul Ruer Assistant direction des acteurs
Clément Collaveri Régisseur
Clémentine Roux Assistante de production
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